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Se mesurer au col de l'Oeillon

Maxime

L’Oeillon, coiffé de sa célèbre antenne, fait partie de ces cols qui ont une force d’attraction… magnétique ! Il pousse au défi malgré la difficulté qu’on peut aisément imaginer « d’en bas ».

Mon moment préféré
Le choix de mon itinéraire

Mon coup de coeur
Apercevoir les Alpes sur l'horizon
 

Ma journée idéale
Prendre la route tôt le matin
Faire étape pour profiter du panorama
me rafraichir en terrasse le soir

Du Rhône aux crêts, un challenge sportif !

Les statistiques confirment cette impression de difficulté : avec 20 km d’ascension à 5,4% de pente moyenne, il serait aisément classé en 1ère catégorie Tour de France et n’a pas à rougir face aux grands cols alpins qui lui font face.  Avec en prime l’avantage d’être ouvert toute l’année ! Immersion.

Bienvenue à Chavanay, au pied du col de l’Oeillon par son versant le plus difficile. On profite des premiers kms du col pour se mettre en jambes, l’ascension se décomposant en 2 parties bien distinctes. On traverse la commune et l’on remarque la fresque murale ou ses «  jacquards » qui filent vers le Puy. A la sortie du village, on plonge 5 km durant dans la combe Arnoux où s’écoule la Valencize. Qui dit combe dit fraicheur, appréciable en été, surtout que les premières rampes à 6% permettent de faire monter le moteur en température.

A la sortie de ce tronçon, on débouche sur le plateau rhodanien et sa « capitale », Pélussin. Une longue traversée du village (10 mn) nous attend. Ici il faut prendre gare à ne pas s’emballer car on se laisse griser facilement sous le double effet de l’abaissement de la pente qui tombe à 4% et des vues sur le col qui vont vous suivre plusieurs kms. A la sortie du village, on savourera les derniers hectomètres faciles avant de prendre un virage à 180° au lieu-dit Soyère. C’est le point de rupture de la montée : il vous reste alors 10 km à 7% de moyenne !

l’Oeillon en point de mire

Dans un premier temps, on garde l’Oeillon en point de mire tout en traversant plusieurs hameaux où chiens et gallinacés n’hésitent pas à envahir la route. Attention dans la descente ! En tournant la tête à gauche, on domine Pélussin, devinant la combe du début d’ascension au second plan et la vallée du Rhône et les Alpes en toile de fond.

A 7 km du sommet, on plonge dans la forêt et l'on perd de vue le col. Seul face aux pourcentages, pas moyen de « se cacher » dans cette ascension : il n’y a pas de replat et très peu d’épingles. La dernière se situe à la Croix du Collet, ou Collet de Doizieux. Reste alors 4 km dont un à 8.5% : vos jambes s’en souviendront longtemps. Vous touchez au but lorsqu’après un virage à droite, l’antenne relais vous saute au visage. Le dernier km est tout plat : les affamés du chrono en profiteront pour relancer grand plateau, les autres savoureront le chemin parcouru en profitant de vues vertigineuses sur la vallée du Rhône en contrebas mais aussi sur les Trois dents toutes proches.

1235m d'altitude !

C’est ce qu’indique le panneau du col. Plus d’une heure d’effort même pour les meilleurs : une difficulté sans équivalent dans le Pilat et surtout dans les régions lyonnaises et stéphanoises.  Les plus gourmands prolongeront jusqu’au crêt 1300m plus loin, histoire de voir de près cette antenne et de bénéficier d’une table d’orientation à 360°.